Pluie et voyage à vélo : est-ce compatible ?
- VEL'EVENT

- 4 janv.
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 janv.

Lorsque l’on évoque le voyage à vélo, la pluie apparaît souvent comme l’obstacle insurmontable : vêtements trempés, moral en berne, étapes gâchées… En réalité, la pluie ne devrait pas vous empêcher de vivre votre aventure.
D’abord, parce qu’elle n’est pas continue. Les données météo récentes montrent que, même dans les régions dites “humides”, il s’agit le plus souvent d’averses courtes, de pluie intermittente ou de passages nuageux suivis d’éclaircies. En pratique, cela signifie qu’en voyage à vélo, on alterne souvent temps sec, petite averse puis retour du soleil, bien loin de la journée entière sous l’eau que l’on redoute.
Ensuite, parce que l’équipement moderne change tout. Avec une bonne veste imperméable et respirante, des housses ou sacoches étanches, un pantalon de pluie, une paire de gants et des sur-chaussures, la pluie devient un paramètre à gérer, pas un problème insurmontable. Et parfois, elle offre même le meilleur des prétextes : on s’offre une pause, un bon chocolat chaud… puis on remonte en selle !
Pluie en France : que révèlent les chiffres ?
Les données climatiques actuelles montrent que le nombre de jours de pluie varie fortement selon les régions. La météo française est très hétérogène parce qu’elle dépend du relief, de la proximité de l’océan ou de la Méditerranée, et des systèmes perturbés qui circulent. En résumé : en France, la météo a autant de personnalités que de fromages… et parfois, elle change aussi vite !

Quelques exemples de villes illustrent bien cette diversité :Brest en Bretagne connaît plus de 150 jours de pluie par an avec un climat océanique humide. Paris en Île-de-France enregistre environ 160 jours avec précipitations détectées, mais cela ne signifie pas qu’il pleuve toute la journée. À l’inverse, Cap Camarat et plus largement la côte méditerranéenne comptent beaucoup moins de jours pluvieux, souvent autour de 70 à 90 jours par an. Strasbourg, dans le Grand Est, connaît environ 130 à 187 jours de pluie ou de neige par an avec un climat semi-continental. Lille, dans les Hauts-de-France, atteint environ 177 jours de pluie par an, ce qui la place parmi les zones les plus humides de France. Clermont-Ferrand, en Auvergne-Rhône-Alpes, tourne autour de 140 jours par an.

Attention : beaucoup de “jours de pluie” ne signifie pas beaucoup de « journées gâchées ». Cela inclut aussi les petites averses, la pluie de quelques minutes, la bruine, ou un seul passage pluvieux dans la journée. Il est tout à fait possible de rouler une bonne partie de la journée au sec, même dans une ville ou une région avec “beaucoup de jours de pluie”. Et puis entre nous… si quelques gouttes suffisaient à annuler une aventure, on n’appellerait pas ça des cyclovoyageurs mais des sucrettes !
Où aller quand on veut vraiment éviter la pluie ?
Si vous avez quand même peur de la pluie, rassurez-vous : il existe des régions où le ciel semble avoir signé un pacte de non-agression avec les cyclovoyageurs. Direction le Sud et le Sud-Est de la France, où l’on compte nettement moins de jours pluvieux dans l’année. La côte méditerranéenne, la Provence, la Camargue, la Drôme provençale ou encore le Languedoc offrent de longues périodes de ciel bleu et beaucoup de soleil. On y roule souvent au sec, avec la mer ou les reliefs comme décor. Certaines vallées abritées de l’arrière-pays provençal ou de la vallée du Rhône profitent également d’un climat plus sec que la moyenne. Bien sûr, la météo n’est jamais un contrat en béton, mais dans ces régions, elle ressemble beaucoup plus à un allié qu’à un adversaire.
Bref, si vous voulez vraiment éviter la pluie par peur de ne pas supporter d’être mouillé, cap au Sud : Provence, côte méditerranéenne, Drôme provençale… Là-bas, la pluie est si rare qu’on la remercie presque quand elle passe ! Et si, malgré tout, quelques gouttes vous attrapent, dites-vous qu’elles sèchent vite !
Le voyage à vélo en dehors des périodes dites
« idéales »
On associe souvent le voyage à vélo aux beaux jours, au printemps ou à l’été. Pourtant, l’automne et l’hiver offrent des expériences tout aussi riches, parfois même plus intenses et mémorables et en bonus, votre crème solaire peut enfin prendre des vacances, elle aussi.
Voyager à vélo en automne : et si c’était la meilleure saison ?

À l’automne, les itinéraires se transforment : les couleurs deviennent flamboyantes, les forêts dorées, les lumières plus douces et les brumes matinales presque magiques. Chaque kilomètre devient cinématographique, une ambiance que l’on ne retrouve pas en été. Les itinéraires sont plus calmes, les touristes moins nombreux, les hébergements plus disponibles. Les températures plus fraîches rendent l’effort agréable : on roule souvent mieux à 15 °C qu’à 35 °C. Cerise sur le casque, les tarifs hors saison sont souvent plus avantageux.
Voyager à vélo en hiver : pourquoi pas… et pourquoi oui !
L’hiver donne au voyage une dimension différente, plus engagée, plus intérieure et encore plus mémorable. On ne fait pas “juste” un voyage : on vit une expérience dont on se souvient longtemps. Les villes illuminées, les marchés de Noël, les villages calmes et les ambiances cosy créent un contraste délicieux entre pédalage et pauses réconfortantes autour d’une boisson chaude ou d’un feu de cheminée.
Rouler en hiver permet aussi de se dire : « Je suis capable de ça aussi ». Résultat : on renforce sa confiance en soi, on se dépasse et l’on revient transformé.
Et pédaler sous la neige ?

Oui, pédaler sous la neige existe… et cela peut être magique. Les paysages deviennent silencieux, les routes blanches, tout semble plus doux. On adapte simplement son rythme, ses distances et ses pauses. La neige offre même des prétextes en or : une soupe brûlante, une bataille de boules de neige « pour l’échauffement » et, le soir, la meilleure douche chaude de sa vie. Pédaler sous la neige, ce n’est pas fou : c’est une aventure avec supplément poudreuse.
Finalement, que gagne-t-on à voyager hors saison ?
Voyager hors saison apprend à s’équiper, à s’adapter, à écouter son corps, à accepter de ralentir et à découvrir une nature différente. La météo devient parfois un prétexte agréable : goûter une spécialité locale au chaud, visiter un petit musée improvisé, discuter avec les habitants sous un auvent, écrire dans son carnet de voyage, enfiler des chaussettes sèches (meilleur moment du monde !) ou simplement regarder la pluie tomber en se disant : « ça fera une sacrée anecdote ».
Petit point “sécurité météo”
Voyager à vélo sous la pluie, c’est très bien… à condition d’éviter de jouer les héros. Jetez un œil au bulletin la veille et le matin même : s’il annonce orages violents, rafales tempétueuses ou verglas, on change le plan. Ce n’est pas renoncer, c’est être malin (et rester entier).
Si le vent souffle fort, souvenez-vous : les moulins à vent, c’était Don Quichotte, pas vous. Raccourcir une étape, faire une pause ou prendre un train, ça fait aussi partie de l’aventure.
Sous la pluie, rendez-vous bien visible : lumières, éléments réfléchissants… l’objectif est simple → que tout le monde vous voie, même les automobilistes encore en mode “essuie-glaces hypnotiques”.
Et gardez toujours une couche chaude et sèche dans une sacoche : être mouillé, ça arrive ; rester mouillé longtemps, ça s’appelle un mauvais plan. La règle d’or du cyclovoyageur heureux ? « Sec à l’intérieur, sourire à l’extérieur. »
Conclusion : et si le vrai sujet n’était pas la pluie… mais l’envie de partir ?
Au fond, la question n’est peut-être pas de savoir s’il va pleuvoir, ventiler, bruiner ou neiger un peu. La vraie question est : avez-vous envie de vivre un voyage dont vous vous souviendrez ? Le cyclovoyage n’attend pas la météo parfaite, parce que la météo parfaite n’existe pas vraiment. Ce qui existe, ce sont les départs qu’on ose, les projets qu’on concrétise, les chemins que l’on parcourt et les histoires que l’on se raconte ensuite.
Pluie, soleil, nuages, vent… tout cela passe. Ce qui reste, ce sont des paysages traversés, des rencontres, des rires et des « tu te souviens quand… ». Le cyclovoyage n’est pas la maîtrise totale des éléments ; c’est l’acceptation joyeuse qu’ils fassent partie de l’aventure. Alors, plutôt que d’attendre le ciel idéal, faites le choix du départ. Parce qu’au bout du compte, ce ne sont pas les gouttes qui marquent un voyage… ce sont les moments que vous vivez en route.
Envie de préparer un voyage à vélo sereinement, avec ou sans pluie ? Chez VEL’EVENT, on vous aide à imaginer un itinéraire adapté à votre niveau, vos envies et votre saison de départ.

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